My Hero Academia : All’s Justice obtient son diplôme, mais sans la mention spéciale

12 février 2026

My Hero Academia : All’s Justice se présente comme une tentative audacieuse de clore une saga emblématique, en suivant les pas de sa célèbre classe 1-A dans un dernier affrontement destiné à marquer leur graduation au rang de véritables héros. Pourtant, malgré une ambition certaine et un casting impressionnant, ce jeu de combat signé Bandai Namco manque d’une mention spéciale, laissant place à une expérience mitigée entre promesses assez lisses et failles notables dans son contenu solo. Plongeons ensemble dans les arcanes de cette école des héros virtuelle, où la formation tant attendue ne sera pas totalement au rendez-vous.

En quelques lignes :

  • Un mode Histoire centré sur les combats finaux, mais laissant de côté des arcs narratifs clés et une progression trop rapide.
  • Un roster conséquent de 68 personnages, bien que certaines figures majeures manquent encore à l’appel.
  • Un gameplay accessible avec combos automatiques, mais une difficulté mal équilibrée, notamment lors du boss final.
  • Des modes secondaires répétitifs et des arènes peu variées, un point noir pour l’expérience solo.
  • Des animations soignées et un style artistique fidèle à l’univers manga, qui apportent un cachet visuel indéniable.

Un mode Histoire focalisé sur la guerre finale : une formation incomplète pour la classe 1-A

Lorsqu’on abandonne les épisodes classiques pour se plonger dans My Hero Academia : All’s Justice, on s’attend légitimement à revivre une formation intense et graduée de la classe 1-A, dernière étape avant leur diplôme de héros. Au lieu de cela, le jeu se concentre uniquement sur la bataille finale, délaissant les événements intermédiaires qui auraient pu étoffer l’expérience narrative. Le conflit entre Shigaraki et Re-Destro, par exemple, ainsi que l’apparition impressionnante de Stars ‘n Stripes, sont des moments clés de l’anime, mais sont absents du mode principal—disponibles seulement via un season pass, preuve d’un contenu découpé à la manière commerciale.

Ce choix narratif se traduit par un récit assez court et répétitif, où le but principal reste de bourriner l’adversaire sans réelle profondeur stratégique. Les combats se succèdent à un rythme inégal, et la montée en difficulté manque de cohérence, surtout avec un boss final en sept rounds, sans aucun point de sauvegarde. Résultat ? Une frustration palpable qui vient noircir le tableau, d’autant plus que l’intelligence artificielle adversaire semble parfois anticiper facilement vos actions. Cela peut décourager certains joueurs avant même d’avoir pu apprécier pleinement le scénario final.

Un autre aspect décevant réside dans le manque de diversité des protagonistes dans le récit, ce qui revient à minimiser la richesse du casting et des multiples capacités des jeunes héros. Ce choix restreint vient paradoxalement affaiblir l’objet même de la formation telle qu’elle est proposée dans la série originale.

En synthèse, loin d’une pédagogie immersive, ce titre offre une expérience abrégée, qui ne sied pas complètement à l’univers dense, pourtant si captivant, de cette histoire d’héroïsme en devenir.

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68 personnages jouables : une richesse qui peine à convaincre pleinement

L’un des attraits majeurs de My Hero Academia : All’s Justice réside dans la vaste liste de combattants disponibles. Avec pas moins de 68 personnages issus de la classe 1-A et de leurs alliés ou antagonistes, on imagine aisément les possibilités en multijoueur ou en mode combat compétitif. Chacun est doté d’animations et de capacités propres, comme Gentle avec ses barrières rebondissantes ou Lady Nagant spécialisée en tir de précision à distance.

Cependant, cette richesse n’est pas totalement exploitée, car certaines figures attendues, notamment Re-Destro et Stars ‘n Stripes, manquent à l’appel sans être accessibles directement, ce qui nuit à l’équilibre du roster. L’individualisation des personnages est un point fort, mais la disparition de certaines attaques spéciales emblématiques laisse un goût d’inachevé.

Le gameplay permet de lancer des combos automatiques via une simple pression sur une touche, ce qui facilite la prise en main, notamment pour les novices. C’est aussi un choix pertinent pour élargir l’accessibilité, même si cela peut frustrer les joueurs en quête de maîtrise technique plus poussée.

Voici une liste des éléments qui distinguent les personnages dans ce titre :

  • Capacités uniques liées à leur alter, offrant des styles de jeu diversifiés.
  • Possibilité d’appeler un allié pour prolonger les combos, permettant une dynamique d’équipe.
  • Personnages boss jouables comme All For One (Chaos), apportant une touche de défi supplémentaire.
  • Variété de costumes et couleurs alternatives pour personnaliser l’apparence des héros.

Malgré cette richesse, la quantité limitée d’arènes — seulement neuf — diminue l’intérêt sur le long terme et restreint les expériences stratégiques en combat. Certains terrains mal calibrés affectent négativement la fluidité des combos, un point à prendre sérieusement en compte pour les compétiteurs.

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Un gameplay accessible mais une difficulté déséquilibrée à l’image de sa formation

En tant que développeur full-stack passionné, j’ai noté que l’interface de My Hero Academia : All’s Justice privilégie un gameplay instinctif. Les mécaniques de combat ont été simplifiées pour permettre de multiples enchaînements par la pression répétée d’une même touche, complétée par des compétences spécifiques et l’appel de partenaires.

Cette orientation vers la facilité est un double tranchant. Elle ouvre la porte à une audience plus large, mais limite la profondeur tactique et la sensation d’accomplissement pour les joueurs chevronnés. En parallèle, l’IA des ennemis peut souvent sembler artificielle, usant d’une super-armure excessive qui ne réagit pas correctement aux attaques classiques, créant un faux pic de difficulté.

L’escalade vers le boss final souligne ce déséquilibre. La lutte en sept rounds, sans checkpoint, impose une endurance frustrante et un niveau de précision élevé sur des attaques puissantes pouvant balayer toute l’arène en un instant. Cette approche punitive me semble incompatible avec la notion de formation progressive, qui devrait proposer une montée en compétence plus douce et récompensante.

Pour les joueurs plus occasionnels, les missions de héros offrent un contenu alternatif, mais elles se réduisent souvent à des quêtes répétitives sans vrai renouvellement, où le joueur tourne en rond dans une carte urbaine monotone. Cette structure s’éloigne de l’univers entraînant de la licence et ne met pas suffisamment en valeur la diversité des pouvoirs.

Dans un souci de renouvellement, le studio aurait pu explorer davantage des combinaisons plus complexes, voire incorporer un mode d’apprentissage et de perfectionnement des compétences, comme on peut le voir dans certains titres cultes du genre ou dans les programmes de formation continue.

Un univers artistique fidèle mais un contenu solo en demi-teinte

L’une des forces notables du jeu réside dans son esthétique. Le style graphique s’inspire clairement des comics et de la bande dessinée manga, avec des onomatopées qui ponctuent avec panache les attaques spéciales, conférant ainsi une dimension visuelle très immersive. Cette fidelité artistique est un hommage réussi à l’œuvre originale, qui séduit la communauté des fans.

Du côté de la modélisation des personnages, le rendu est propre, soigné et bénéficiant d’une bonne fluidité. Les différentes tenues et alternatives de couleurs disponibles viennent ajouter une touche personnalisable bienvenue, même si la personnalisation reste légère comparée à d’autres jeux modernes.

Néanmoins, la faiblesse la plus marquante réside dans le contenu solo, qui reste bien trop limité. Le nombre restreint d’arènes, ainsi que des missions secondaires peu engageantes — parfois même frustrantes —, dessinent un tableau où l’intérêt s’érode rapidement pour les joueurs solitaires.

Les interactions dans l’école des héros ne se traduisent pas suffisamment par des séquences narratives ou des mécaniques innovantes, contrairement à ce que l’on pourrait attendre d’un final contemplant une graduation symbolique après des années d’efforts.

Pour ceux intéressés par l’aspect artistique et la reconstitution fidèle de l’univers, ce jeu reste un passage obligé, mais en connaissance de cause sur la profondeur globale du titre. C’est un peu la situation du diplômé qui obtient son diplôme sans la mention spéciale — un accomplissement certes mais avec un goût d’inachevé.

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