Les méthodes Agiles bouleversent le business model des SSII

  • mardi, 18 décembre 2012 11:23

Dans le cadre de la révolution numérique, les DSI sont de plus en plus centrés sur la création de valeur ajoutée, selon horizon-si.com du 14 décembre 2012.

« De la relation avec le client à la gestion des hommes, les méthodes Agile remettent en cause le fonctionnement même des sociétés de services. Une véritable révolution culturelle qu’opèrent plus facilement les petites et moyennes SSII. » indique le site.

L’"agilité" ne serait pas seulement une révolution pour les entreprises utilisatrices. Elle bouleverserait aussi la façon d’opérer des prestataires. Chaque évolution fonctionnelle faisant l’objet d’une nouvelle négociation, les SSII gagnent sur les avenants ce qu’elles ont dû « rogner » au départ pour emporter le marché.

Un contrat « agile » peut, lui, prendre plusieurs formes. Valtech Technology propose un paiement mensuel au prorata des ressources dédiées ou une forfaitisation par itération après trois ou quatre mois de calage. Octo Technology s’engage de son côté sur un contrat « à risques partagés ». « Je tiens mes objectifs, je perçois un bonus de 25 %. Sinon, j’écope d’un malus du même ordre. C’est le stade adulte de la gestion de projet », se réjouit Pierre Pezziardi, le directeur technique d’Octo Technology.

Les méthodes Agiles modifieraient aussi la nature de la relation client-fournisseur. Directrice de projets chez Sfeir, Oana Juncu distingue parmi les entreprises adhérant à ces méthodes « celles qui savent travailler sur un mode de gestion événementielle » comme les entreprises de R&D ou les salles de marché et « celles qui n’ont pas cette culture mais dont le projet, mouvant dans son périmètre fonctionnel, doit être impérativement rendu à date fixe. »

Dans le deuxième cas, il faut trouver le bon interlocuteur, disponible. Pour accélérer « l’acculturation », Sfeir propose un coach qui intervient de façon périodique pour s’assurer que l’état d’esprit est bien intégré. « Et quand client et fournisseur se situent, idéalement, sur le même plateau, les barrières tombent naturellement », remarque Nathalie Lopez, directrice générale adjointe de Valtech.


Le développeur en contact avec le client

Autre changement avec les méthodes Agiles : le développeur est en contact permanent avec le client. « A l’inverse de l’hyperspécialisation qui prévaut en mode forfait, il touche aux tests et à l’intégration. L’équipe est aussi plus réduite », selon Horizon-si.com qui donne un autre exemple. « L’idéal, c’est six développeurs, estime Oana Juncu. Au-delà, il faut découper par thème, type de service, lot fonctionnel, etc… ». Le rôle du chef de projet diffère aussi. Il est garant à la fois de la qualité du code, de l’animation de l’équipe et du suivi d’avancement. « Le client a un droit de regard sur les ressources », souligne Nathalie Lopez. « On lui présente des personnes, des CV. Ce qui change du forfait où la SSII peut être tentée de placer des jeunes ou des ingénieurs en intercontrat », indique-t-elle.


Les petites structures privilégiées

Les Méthodes Agiles seraient portées avant tout par les petites ou moyennes SSII. Car, selon Pierre Pezziardi, les grandes SSII devront entamer une véritable révolution culturelle : « Tout le monde va faire de l’agile. C’est le mot-clé du moment. Je crois plus en l’émergence d’une nouvelle génération de sociétés comme Octo ou Xebia qu’à un changement radical des entreprises existantes. Les empires ne se transforment pas, ils meurent. On ne change pas comme ça de code génétique ».

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